Quand Veolia privatise la plage de La Baule

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La privatisation de la plage de La Baule (par Veolia)  ? Qui l’eût cru ?

En effet, j’ai eu du mal à croire cet article du journal Les Echos.

Article de Philippe Bertrand du 9 mai 2017  lu sur les Echos.fr

Le groupe de services Veolia a obtenu de l’Etat une concession de douze ans. Une première en France et un nouveau métier pour Veolia.

C’est une première en France. Fin avril, Veolia a lancé le processus de gestion d’une nouvelle et inédite concession : les 5,4 kilomètres de la plage de La Baule, la station balnéaire de Loire-Atlantique. Le contrat a été signé avec l’Etat, propriétaire du domaine maritime, mi-décembre 2016, après un appel d’offres auquel la société de services a été la seule à répondre, la SAUR ayant finalement renoncé.

Le décret plage de 2006 n’avait pas été appliqué là-bas jusqu’au début 2014, quand une tempête a submergé les 35 établissements du littoral, lesquels ont obtenu un arrêté de catastrophe naturelle afin de faire jouer leurs assurances. En contre-partie, le sous-préfet de Saint-Nazaire a alors exigé l’application du décret plage. Une délégation de service public a été proposée à la ville qui l’a refusée par principe et, officiellement, par manque de moyens… Une solution que sa voisine de Pornichet, qui longe les 3,6 derniers kilomètres au sud de la baie, a elle acceptée.

Le même profil d’établissements reproduit à l’identique

Après deux recours, rejetés, et la prolongation d’un an de la période de transition, Veolia a donc envoyé en avril son propre appel d’offres aux sous-concessionnaires qui doivent répondre le 20 juin pour être opérationnels au printemps 2018.

La philosophie de cet appel d’offres, élaboré après des échanges avec la mairie, prévoit la reproduction à l’identique du profil de la grève : même nombre de clubs de voile, de clubs pour enfants, de restaurants saisonniers ou ouverts à l’année.

Des modèles économiques mis sous tension

Le principe étant de repartir à zéro, tous les établissements doivent raser leurs locaux et les reconstruire selon un standard en forme de parallélépipède bleu démontable chaque hiver pour les saisonniers. Un coût allant de 200.000 à 700.000 euros. Veolia va lui financer la rénovation des accès, des toilettes publiques et le nettoyage de la plage. Pour rentabiliser les 150.000 euros d’abord, puis 177.000 (contre 33.330 pour Pornichet…) versés à l’Etat chaque année, le groupe va collecter, selon l’association « La plage, coeur de La Baule », un total de redevances de 452.000 euros la première année grimpant à 805.000 euros la quatrième saison. Veolia indique, lui, une hausse maximale de 57 %. De quoi mettre sous tension le modèle économique des établissements de plage qui emploient 500 saisonniers et de 30 à 50 permanents pour environ 8,5 millions de chiffre d’affaires.

Pour Veolia, c’est un nouveau métier qui est exploré. Un moyen aussi de resserrer les liens avec la communauté de communes Cap Atlantique dont elle gère l’assainissement.

@Bertra1Philippe

La plus belle plage du monde mise sous scellés ?
Uniformisation ?
Destruction une fois de plus d’un secteur faisant vivre des indépendants ?
Rentabilité, mais pour qui ?

Le maire de La Baule et Président de Cap-Atlantique, Yves Metaireau, explique sa position sur Kernews

A priori : aucune advertance

La véritable question, indépendamment de La Baule, est à qui sert ce décret plage 2006 ?

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À propos de Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu.
Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.

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