Sucre et déresponsabilisation

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Sucre et déresponsabilisation ? A longueur de colonnes, vous pouvez lire les méfaits du sucre sur la santé : diabète, obésité, lésions du foie.

Le sucre fait partie des glucides et il est important de savoir reconnaître ses différents formes.

Le fructose,  normalement, est le sucre naturel que l’on trouve dans les fruits (2 à 11 %) et le miel (40%). Il a été introduit massivement dans l’alimentation industrielle (sirop de blé ou de mais à teneur élevée en fructose), ce qui pourrait laisser à penser qu’il est alors bon pour la santé.

Sucre ajouté

Il n’en est rien : le fructose des fruits n’a pas les mêmes conséquences sanitaires que le fructose industriel car si les molécules sont les mêmes, elles sont accompagnées dans les fruits par d’autres nutriments, comme les phytophénols, qui contrebalancent les effets déSucre naturellétères du fructose pur.

Nous devons donc faire très attention à la quantité de glucides que nous absorbons. Je pense que cela nous l’avons compris.

La nuisance du sucre étant avérée, le rôle de toute organisation s’intéressant à la santé et de tout gouvernement serait de renforcer les campagnes d’explication et de prévention, voire d’interdiction de certains produits.

Il semble qu’un autre chemin soit de loin plus lucratif : je viens de tomber sur une étude publiée par des chercheurs de l’Université de Montréal. Ils ont trouvé une enzyme naturelle du corps la G3PP = glycérol-3-phosphate-phatas, dont le taux s’élève de la même manière que le taux de glucose. Elle détourne la quantité en trop de glucose protégeant ainsi les organes.

Pour plus de détails, lire l’article du PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America) : Identification of a mammalian glycerol-3-phosphate phosphatase: Role in metabolism and signaling in pancreatic β-cells and hépatocytes

Et deviner quoi ? les chercheurs sont maintenant sur la piste d’un nouveau médicament qui permettrait de traiter le diabète. C’est bien évidemment une excellente nouvelle pour les diabétiques si ce médicament n’est pas vu comme un remède à mal manger.

« Je mange mal, ce n’est pas grave je prendrai tel médicament » : la médecine est souvent devenue juste un self-service de médicaments qui m’autorise à faire n’importe quoi. Et une consultation peut devenir : un symptôme = un médicament !

Ces comportements s’effectuent, en tout premier lieu,  au détriment de la personne qui pense et agit ainsi, mais également au détriment de la collectivité.

Je cite l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : En 1985, on estimait à 30 millions le nombre des diabétiques dans le monde. En 1995, il était monté à 135 millions et, selon les dernières estimations de l’OMS, il était de 177 millions en 2000 et il atteindra au moins les 300 millions d’ici à 2025. Le nombre de décès attribués au diabète a été estimé auparavant à un peu plus de 800 000, mais on sait depuis longtemps que ce chiffre a été largement sous-estimé. En réalité, il est plus probable qu’il se situe aux alentours de 4 millions de morts par an, soit 9 % de la mortalité totale. Nombre des décès en relation avec le diabète sont dus à des complications cardiovasculaires. La plupart se produisent à un âge prématuré où les personnes sont encore économiquement actives dans la société. Cette situation conduit les services de santé à grever de plus en plus leurs ressources pour la lutte contre le diabète.

Aucune responsabilité !
Aucune prise de sa santé (et donc de son assiette) en main !
Et l’advertance,  me direz-vous ?

 

 

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À propos de Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
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