Que montre la télévision ?

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Je tombe sur un article détaillant la dernière fiction policière danoise « Traque en série » diffusée sur Arte. Pendant 12 épisodes, cette série prétend vous faire suivre une division de la police de Copenhague spécialisée dans la poursuite des serial killers. C’est Elsebeth Egholm qui est à l’origine de ce programme, dont la présentation dans Le Figaro du 11 octobre 2013 indique « Traque en série pétrifie le téléspectateur et l’emmène au plus profond et au plus bestial de l’âme humaine. Là où des séries américaines comme Esprits criminels ne mégotent pas sur les détails sanglants, la série danoise montre autant qu’elle suggère. Qu’il s’agisse de victimes enterrées vivantes et affamées, de meurtres, de viols et de mutineries en prison ou d’un psychopathe tuant les pères de famille pour prendre leur place et tenir leurs épouses et enfants en otages, rien n’est aseptisé. « 

Même si la série est réussie et l’inspectrice Katrine Ries Jensen interprétée avec beaucoup de grâce et de

retenue par Laura Bach, se révèle immédiatement attachante  selon Télérama, quel est l’intérêt de diffuser cette série a une heure de grande écoute ?

Nous savons que le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire et les émotions sont ressenties de la même manière que si nous avions vécu la situation.
Amusez-vous à jeter un œil sur la programmation d’une semaine : thrillers, policiers. Tous les soirs, vous pouvez vous offrir des viols, des meurtres, des tortures tranquillement assis dans votre fauteuil. Et je ne parle que de télévision, si vous ajoutez les jeux vidéos, là aussi la violence peut être au rendez-vous.

Lisez le rapport de Liliane Lurçat, Docteur en psychologie, docteur ès Lettres et Sciences Humaines, ancienne directrice de recherche honoraire au CNRS (psychologie de l’enfant), elle est une spécialiste réputée des problèmes pédagogiques. Ce rapport donne les conclusions des recherches de Liliane Lurçat, qui cherche à comprendre comment la situation télévisuelle et le contenu des programmes agissent sur les attitudes et conduites des jeunes enfants. En voici un court extrait :

Si sur les adultes, ces programmes ont une incidence – même s’ils s’en défendent – sur la manière de percevoir le monde et de l’appréhender, que dire des adolescents en plein formation ? Doit-on vraiment fournir des détails à ceux qui manqueraient d’imagination lors du passage à l’acte ?

Que l’on soit adulte et adolescent, l’advertance nous incite à supprimer de notre vie ce genre de programmation, qui n’est certes pas la seule responsable des violences, mais qui en fait partie.

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A propos Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
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