Quand les peurs déclenchent des horreurs …

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Tous les jours, nous entendons parler de problèmes générés par des humains tellement anxieux de catastrophes possibles, qu’ils en créent d’autres.

Ils démontrent ainsi de manière éclatante

– d’une part, que l’on attire ce que l’on redoute …

– d’autre part que le principe de précaution n’est pas appliqué dès lors qu’il s’agit de nous vendre quelque chose.

Prenez connaissance ci-après de l’article « Alerte sur les retardateurs de flamme » paru dans Le Figaro du 30 novembre 2012.
En résumé, pour réduire les risques d’incendie dans les habitations, une norme très stricte a été mise en place en Californie (USA) en 1975, norme appliquée depuis dans tous les Etats-Unis et en Europe. Pour répondre à cette norme, les industriels ont ajouté des PBDE =PolyBromoDiphénylEthers dans TOUT : moquettes, literies, vêtements, poussettes …

Or, ces PBDE empêchent un développement normal du cerveau des enfants soumis à de fortes concentrations de PBDE.
Seul hic mais de taille, ces PBDE sont difficilement éliminables une fois disséminés dans l’atmosphère et lorsque l’humain les absorbe, on ne sait plus déloger car ils s’accumulent dans les graisses.

Combien de morts potentiels auraient pu avoir lieu ?
Combien de dégâts avérés – et irréversibles – ont eu lieu ?
Quel principe de précaution a été mis en place ?
Quels tests ont subi ces PBDE avant leur insertion dans les produits ?

On peut également lire qu’un autre retardateur de flammes a été utilisé : le TDCPP (Tri-phosphate). Or, utilisé dans les pyjamas pour enfants, il avait été retiré du marché à la fin des années 1970 pour cause de toxicité !

On dirait bien qu’il y a de l’inadvertance dans l’air …

Ce qui laisse perplexe, c’est que, parallèlement, les risques que peuvent faire subir des produits naturels sont évoqués.
Je feuilletais dernièrement un livre dans une librairie qui expliquait doctement que les aliments poussant dans la terre étaient potentiellement dangereux car il y avait des bactéries dans la terre.
Il nous est seriné très régulièrement que « produits naturels » ne veut pas dire sans danger, et qu’il vaut mieux un bon produit bien chimique dont la fabrication a été rigoureusement contrôlée, qu’un produit dit naturel, car la nature souffre d’un handicap majeur : elle n’a pas mis en place à ce jour – et manifestement ce n’est pas à l’ordre du jour – de contrôle qualité de ses produits. Si on ne peut pas contrôler, c’est donc la porte ouverte à n’importe quoi, dixit les grands penseurs !!!!

L’advertance nous incite à dire que c’est l’inverse qui est dommageable : cette habitude de vouloir tout contrôler et de viser le risque zéro engendre des abominations.

Évidemment, dans le cas de l’incendie, il n’y a pas de produit naturel anti-incendie.
Mais lorsque le remède est pire que le mal, l’advertance nous dicte d’y renoncer.

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A propos Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
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