Quand les entreprises notent les jeunes

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Tel était le titre de l’article paru dans Le Figaro du 21 mars 2014 de Julie-Anne De Queiroz.

Première phrase d’accroche : Les entreprises font-elles confiance aux jeunes ? La Fondation Apprentis d’Auteuil a lancé une enquête pour savoir si, effectivement, les entreprises faisaient confiance aux jeunes.

Bonne nouvelle, l’enquête montre que oui : 89 % des chefs d’entreprise déclarent qu’« accorder leur confiance aux jeunes » fait partie des valeurs de leur entreprise.

C’est ensuite que c’est à mourir de rire. Je cite :
« Le sondage, réalisé par OpinionWay, permet également de déconstruire quelques idées reçues. Alors que la plupart des jeunes ont tendance à penser que c’est le diplôme ou encore l’expérience professionnelle qui compte avant tout pour décrocher un job, patrons et DRH semblent raisonner autrement, puisqu’ils sont 53 % à déclarer la personnalité du candidat comme élément-clé. Une révélation potentiellement déstabilisante pour les jeunes. »

Ouvrons une parenthèse
Et pour nous donc ! Ainsi alors que le recruteur dispose de 2 minutes pour lire un CV, il a le temps de s’intéresser à la personnalité !
Deux minutes, je rêve, voici un article paru dans Dailygeekshow.com qui explique que


le recruteur passe 6 secondes par CV !! et que regarde-t-il pendant 6 secondes :

La première seconde, c’est sur votre nom que s’arrêtera le RH.
La deuxième et troisième seconde, son regard descendra sur votre emploi actuel où il cherchera à connaitre votre titre, le nom de votre entreprise et la durée du poste.
La quatrième et cinquième seconde seront quant à elles consacrées à vos postes précédents, qui présentent néanmoins beaucoup moins d’intérêt que votre poste actuel.
A la dernière seconde, l’avis du recruteur sera fixé et il saura alors si votre profil correspond : si tel est le cas alors il passera davantage de temps sur votre profil.

Fermons la parenthèse

Heureusement la suite me rassure :  » Savoir se présenter, se « vendre » et avoir intégré les codes de entreprise comptent donc beaucoup. »
Ah, c’est ce que vous appelez des éléments de la personnalité !! Ouf, me voilà rassurée, tous les gens bien « moulés » ont donc encore toute leur chance !
Un instant, j’avais cru que les recruteurs allaient enfin s’intéresser à ce qui fait réellement la différence. Mais il est vrai que pour cela, encore faut-il
– avoir confiance en soi pour se faire confiance en évaluant le candidat
– s’intéresser réellement aux autres
– avoir compris que la prise de risques est importante pour forger un caractère et pour faire une entreprise florissante
– que l’intelligence est multiple: voir les travaux de Howard Gardner
– disposer de temps
alors que se réfugier derrière des noms d’école et des tests pour choisir un candidat permet de
– se réfugier derrière des « valeurs sûres » : pas de surprise a priori
– ne pas créer de vagues dans l’entreprise avec un profil atypique
– se sentir valorisé en étant entouré(e) de jeunes sortant de telle ou telle école prestigieuse
– ne pas s’exposer
– s’affranchir des échecs de recrutement

Espérons que – ainsi qu’ils le disent – les DRH vont faire preuve d’advertance et que, parallèlement à l’étude des compétences indiquées, l’étude de la personnalité des postulants va devenir la norme, permettant ainsi à l’entreprise d’avoir différents profils et donc différentes analyses de problèmes et différentes solutions à disposition.

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À propos de Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu.
Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.

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