Pour une rentrée sans stress

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La fin des vacances signifie inévitablement la rentrée, … qu’elle soit des classes ou au travail.
Elle signifie aussi que l’heure des bonnes résolutions a sonné :
– pour les écoliers : « cette année, je tiendrai mes cahiers à jour, j’apprendrai mes leçons tous les jours » … et bien entendu, les résultats seront aux rendez-vous
– pour les autres, l’ardeur au travail est renouvelée. L’envie de faire différemment est là , l’envie de prendre d’autres habitudes et d’autres comportements se profile dans le but d’atteindre des résultats meilleurs.

Tout cela est parfait, mais souvent générateur de stress et de tensions, surtout si les bonnes résolutions fondent comme neige au soleil dès les premières semaines !

Alors, pour relever vos engagements,  je vous propose de faire différemment afin de ne créer ni tension, ni stress : gardez vos résolutions et appliquez-les en utilisant ces 4 qualités :

la patience: qualité de quelqu’un qui sait attendre avec calme. J’ai fait ce qu’il y avait à faire et je sais que les résultats seront au rendez-vous.

la persévérance : continuer de faire ce que l’on a entrepris sans se décourager
« Ce n’est pas la force, mais la persévérance, qui fait les grandes œuvres. » Samuel Johnson
« Confronté à la roche, le ruisseau l’emporte toujours, non par la force mais par la persévérance. » Henry Jackson Brown

la constance : caractère de quelque chose qui reste identique, qui ne varie pas. Et oui, pas d’engouement intempestif ou de dépression en fonction de ce qui se passe …. attendre le résultat final et quel qu’il soit, je suis serein(e) car je sais que j’ai donné le meilleur de moi-même. Quand les résultats s’afficheront définitivement, s’ils ne sont pas à la hauteur de ce que j’attendais, il sera alors temps de faire un bilan pour consolider mes savoirs. Et je vais faire tout cela sans perdre ma confiance en moi.

la bienveillance : disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui … et envers soi-même. Vous avez fait le maximum ? et bien, félicitez-vous au lieu d’imaginer et de ressasser tout ce que vous auriez pu faire mieux ou différemment.

Car voyez-vous ce qui est important c’est de donner le meilleur de soi-même, puis de se désintéresser de la suite. Oui, vous avez bien lu : non pas s’en désintéresser parce que cela ne nous intéresse plus, mais s’en désintéresser afin de ne pas s’infliger un niveau de pression difficile à supporter.  C’est pourquoi, les 4 qualités mentionnées ci-dessus sont primordiales pour se faire confiance et faire confiance aux processus.

Simple à dire ? Pour y arriver malgré les contre-temps, les autres, la mauvaise conjoncture, rajoutez ces trois pensées lorsque vous doutez : « je n’ai pas toutes les données pour juger », ou bien « ça n’est pas si grave » ou encore « ne réagis pas, attends pour agir ».

Cela n’est pas complètement  du « non-agir » (concept central du Taoïsme qui ne consiste pas en l’absence d’action, dans le contraire de l’action, l’inaction, la fainéantise ou la lâcheté mais plutôt dans une idée de lâcher prise, de laisser faire, de confiance dans le déroulement de toutes les choses et dans les lois de la nature.), mais cela en adopte l’idée.

Vivre en advertance, c’est accepter que certains événements se passent hors de notre contrôle et comprendre qu’entrer en résistance pour tout imprévu est toujours source de stress.
Notre besoin d’exister et notre envie d’être important nous poussent trop loin.

Je vous rappelle la fable de La Fontaine : Le coche et la mouche

LE COCHE ET LA MOUCHE

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au Soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un Coche.
Femmes, Moine, vieillards, tout était descendu.
L’attelage suait, soufflait, était rendu.
Une Mouche survient, et des chevaux s’approche ;
Prétend les animer par son bourdonnement ;
Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment
Qu’elle fait aller la machine,
S’assied sur le timon, sur le nez du Cocher ;
Aussitôt que le char chemine,
Et qu’elle voit les gens marcher,
Elle s’en attribue uniquement la gloire ;
Va, vient, fait l’empressée ; il semble que ce soit
Un Sergent de bataille allant en chaque endroit
Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.
La Mouche en ce commun besoin
Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ;
Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire.
Le Moine disait son Bréviaire ;
Il prenait bien son temps ! une femme chantait ;
C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait !
Dame Mouche s’en va chanter à leurs oreilles,
Et fait cent sottises pareilles.
Après bien du travail le Coche arrive au haut.
Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt :
J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.
Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine.
Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S’introduisent dans les affaires :
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

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A propos Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
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