L’omerta de la presse : advertance ou inadvertance ?

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Vous avez tous entendu Tristane Banon http://www.youtube.com/watch?v=mgl0sFj9Pjo expliquer dans une interview de Thierry Ardisson qu’elle avait été victime d’une tentative de viol de la part d’un politique français, dont le nom est bipé à l’antenne.

Ce qui est intéressant, c’est que lors du récit de ce viol avorté, les personnes présentes ne s’insurgent en rien, en rajoutent en disant que c’est connu, en devisent et l’affaire n’est plus commentée.

Or, à ce dîner assistaient des personnalités qui avaient les moyens de relayer l’information : « De nombreux témoins écoutent son témoignage pendant l’émission : Thierry Ardisson, Jacques Séguéla, Thierry Saussez, Jean-Michel Aphatie, Roger Hanin, Gérald Dahan, Claude Askolovitch et Hedwige Chevrillon. »

Lisez cet article qui est sidérant, sur la chape de plomb qui s’abat sur cette information.

Lisez aussi sur le blog de M. Apathie, le 18 mai, son papier

« … Je fus naguère convive d’une tablée où une femme raconta des violences dont elle aurait été victime de la part de Dominique Strauss-Kahn. Le film de ce dîner est visible sur Internet. Mais ce qui est visible n’est qu’une partie du dîner.

Hier en fin d’après-midi, une femme se présentant comme journaliste d’un site Internet m’appelle sur mon téléphone portable. Je ne connais pas cette personne qui me dit être journaliste. A peine s’est-elle présentée, tellement vite que je n’ai pas retenu son nom, qu’elle me somme de m’expliquer sur ma présence à ce dîner, et surtout sur mon attitude par la suite. « Avez-vous enquêté », me demande-t-elle ?

Son intrusion dans ma vie par l’intermédiaire de mon téléphone portable, son absence de courtoisie élémentaire, est-ce que je vous dérange ?, aurait-elle pu me demander, son ton inquisitorial que même un juge du siège français, américain ou sri lankais, n’emploierai pas instinctivement, m’ont conduit à lui dire que je ne lui ferai aucun commentaire. J’ai cru comprendre que ma réponse l’empêchait d’avaler correctement sa salive. Son refus d’admettre que j’avais le droit de ne pas répondre à ces questions s’est transformé en insistance : mais enfin, pourquoi, comment… J’ai dû hausser un peu le ton pour lui faire comprendre que notre conversation allait s’arrêter là.

Pensez-vous, mademoiselle, que le journalisme vous dispense de la politesse ? De la courtoisie ? Voire même, ce n’est pas inutile dans ce travail, de la gentillesse ? Il faut un certain savoir faire pour obtenir ce que l’on cherche. Il ne faut en rien se compromettre, mais enfourcher tout de suite le cheval de Torquemada n’est peut-être pas le meilleur moyen d’obtenir le récit d’une scène à laquelle une personne a assisté.

L’histoire du dîner mérite d’être racontée. J’y ai souvent repensé. Mais j’ai le droit, je crois, de le faire quand je l’aurai décidé, où je voudrais, et sous des formes que je choisirai. »

Un internaute « Bob 34 » commente ce papier sur le site ‘Agoravox :
« Tiens, Jean-Michel Aphatie a fait un papier ce matin où il parle du fameux dîner avec Tristane Banon. Dommage qu’en 4 ans (l’émission date de février 2007), il n’ait pas encore trouvé le bon moment pour en parler…  »

Et je suis bien d’accord avec lui, si ce n’est pas le bon moment maintenant, quand se situera ce bon moment ?

Les journaux gémissent en permanence sur internet … ils viennent de donner toute sa légitimité à internet. Heureusement qu’il y a des réseaux sur lesquels on peut trouver une information qu’ils refusent de diffuser !

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A propos Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
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2 réponses à L’omerta de la presse : advertance ou inadvertance ?

  1. mmor dit :

    Vous savez tous, qu’il existe en France une omerta sur les abus sexuels qui relèvent de la justice et des tribunaux et sont pratiqués par nos politiques en particulier de gauche, socialistes et communistes. Les enfants et les femmes qui en font les frais deviennent des persona non grata, assassinés ou internés en psychiatrie. Ils se suicident ou sont suicidés ou privés de profession.

    • Armelle Cadiou dit :

      Bonjour,
      Non, je n’imagine pas qu’en France nous en soyons là …
      Je pense que dans le cas de DSK c’est l’ambition de son entourage, qui se voyait déjà en haut de l’affiche qui a créé ce silence.

      Ce qui me sidère, ce sont les réactions de Jack Lang, BHL …. face à la réalité !
      Autant d’aplomb et de morgue pour des gens qui se voudraient représenter les faibles et les opprimés !!!

      Il y a de l’inadvertance dans l’air, non ???

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