Les polluants chimiques responsables de l’obésité et du diabète ?

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Sur le site de Novethic.fr, vous trouverez un article sur l’incidence des polluants sur notre santé.

Je vous le livre ci-dessous, au cas où le lien ne fonctionnerait pas, car il est important que nous nous occupions nous-même de notre santé et de notre avenir.

« Deux rapports publiés par des associations scientifiques européennes alertent l’opinion publique sur le rôle des polluants chimiques dans les épidémies d’obésité et de diabète. En France, le Réseau environnement santé réclame en urgence une réglementation sur les perturbateurs endocriniens.

7 % de la population mondiale est obèse selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit 400 millions de personnes. Ce chiffre devrait atteindre 12 % en 2020 si les tendances actuelles se poursuivent. Définie comme une maladie depuis 1997, l’obésité est devenue en quelques années un des premiers problèmes de santé publique en Occident. Une des conséquences majeures de l’obésité, le diabète, a connu une évolution parallèle. Cette maladie touche aujourd’hui 220 millions de personnes, contre 30 millions en 1992. De plus en plus de scientifiques s’accordent pour dire que le régime alimentaire et la sédentarité n’expliquent pas seuls ces épidémies. Des résultats de recherches en Amérique du Nord et en Europe convergent en effet pour pointer le rôle des polluants chimiques dans le développement des deux maladies. En médiatisant ces travaux, les rapports du Réseau environnement santé (RES) et de l’association britannique CHEM Trust, publiés coup sur coup mi-mars 2012, cherchent à mobiliser les pouvoirs publics sur cette question.

Programmé pour être obèse

Les produits chimiques « obésogènes » sont des perturbateurs endocriniens, molécules auxquelles nous sommes largement exposés à travers les plastiques, les emballages, les pesticides… Les premiers polluants mis en cause dans l’obésité sont les polluants organiques persistants (Pop), développés pour des pesticides comme le DDT, ou pour leurs propriétés ininflammables dans les PCB. Aujourd’hui interdits, ces polluants se retrouvent encore dans l’environnement, notamment sous forme de dioxines, produits de leur dégradation. D’autres Pop sont incriminés comme les perfluorés (PFOA) utilisés dans les poêles antiadhésives. Le rapport du Réseau environnement santé pointe aussi la responsabilité d’autres perturbateurs endocriniens, comme le BPA et les phtalates, présents dans les plastiques, notamment les emballages alimentaires. Des pesticides comme les organophosporés et l’atrazine sont également incriminés. En bref, « la contamination de la population humaine par ces substances est quasi-totale quels que soient les pays », conclut l’association scientifique.

Le chercheur américain Bruce Blumberg est le premier à avoir utilisé le terme de polluants obésogènes en 2006. Ses travaux montrent l’action au stade foetal des polluants organiques persistants qui conduisent l’organisme à créer plus de cellules graisseuses. Selon Blumberg, l’exposition d’embryons d’animaux de laboratoire à ces substances « reprogrammerait » leur métabolisme pour grossir plus au cours de leur vie. « Les scientifiques s’intéressent au lien entre perturbateurs endocriniens et maladies métaboliques depuis une dizaine d’années », explique Brigitte Le Magueresse, directrice de recherches à l’Inserm. Pour cette chercheuse, qui travaille sur le rôle des polluants chimiques dans l’aggravation de l’obésité et du diabète de type 2, « on en est qu’au début de la connaissance des mécanismes d’action des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme ». La sonnette d’alarme sur les polluants chimiques a d’abord été tirée par les chercheurs en reproduction, qui s’intéressaient à leur rôle sur le développement sexuel et la fertilité.

Rien dans les trois plans nationaux de santé publique

Depuis quelques mois, la multiplication des séminaires scientifiques sur ce sujet témoigne de la mobilisation des chercheurs pour appuyer ce nouveau champ de recherche. La communauté scientifique s’est en effet alarmée en début d’année de la décision de l’Agence nationale de la recherche (ANR) d’annuler son programme « Contaminants et environnements » (CESA) en 2012, appel d’offre qui s’intéressait en particulier aux conséquences des facteurs environnementaux sur la santé humaine. « Le report de ce programme revient à priver ce champ de recherche d’au moins la moitié des financements ciblés » dénonce une pétition ad hoc qui a réuni 3800 signatures.

Si le Réseau santé environnement réclame aussi un effort de recherche dans ce domaine, l’association scientifique estime que les données sont « suffisantes » pour considérer la pollution chimique comme un axe complémentaire des deux axes classiquement retenus dans la lutte contre l’obésité, l’alimentation et la sédentarité. Le rapport regrette ainsi que cette entrée ne soit prise en compte dans aucun des trois plans nationaux de santé publique : « D’une part, le plan national santé environnement (PNSE) ne se préoccupe pas d’alimentation et d’autre part, le plan national nutrition santé et le plan obésité ne se préoccupent pas de la pollution chimique. » Le rapport de CHEM Trust fait directement écho à celui de son homologue français. Les deux associations scientifiques réclament une catégorie perturbateurs endocriniens dans la réglementation européenne sur les produits chimiques Reach.
Magali Reinert
© 2012 Novethic – Tous droits réservés
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A propos Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
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