Les nouvelles dictatures démocratiques

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Il y a un point sur lequel n’importe qui obtient facilement l’approbation de son interlocuteur, c’est la sécurité routière.
Qui peut décemment vous dire qu’il est « pour les décès sur la route » ? Ces décès frappent brutalement des gens, souvent en pleine forme, les mutilant ou les tuant, séparant des êtres qui n’ont pas eu le temps de se dire au revoir.

Aussi, les pouvoirs publics s’offrent le beau rôle en lançant régulièrement des campagnes contre l’insécurité sur les routes, en fustigeant notamment la vitesse au volant.

Ce qui agace, c’est que souvent les radars ne sont pas placés à des endroits dangereux, mais à des endroits déstabilisants pour l’automobiliste :
– réduction brutale de 90 à 70, puis de nouveau 90, …
– belles lignes droites permettant de doubler et demandant une vitesse différente momentanément
– descentes pendant lesquelles la vitesse augmente
qui lui font dépasser légèrement la vitesse autorisée.

Ce qui agace, c’est que l’argent ainsi récolté ne semble pas être affecté à l’amélioration routière proprement dite.

Nous avons plutôt l’impression qu’au nom de la sécurité routière les Pouvoirs Publics trouvent facilement des moyens de remplir les caisses de l’Etat. On se dit qu’ils prennent l’argent où il se trouve : dans la poche de l’automobiliste, piégé, pieds et poings liés !

Mais, surprise, un article du Canard Enchaîné de mai 2009 indique que si aujourd’hui les radars génèrent de l’argent, à partir de 2017 – selon un rapport parlementaire – leur rentabilité déclinera.

L’inquiétant, c’est que le système de radars automatiques est géré par 2 sociétés : Atos et Sagem qui, aujourd’hui vivent bien mais feront payer leurs prestations par le contribuable si les sommes engrangées ne suffisent plus.

La réflexion porte donc sur comment gagner encore plus !
L’Etat s’appuie sur les technologies de plus en plus fiables et sophistiquées pour faire du chiffre facilement et tout automobiliste est assimilé à un délinquant !

Et c’est peut-être à cause de ce manque à gagner potentiel, que les nouvelles manières d’épier systématiquement l’automobiliste fleurissent : Big Brother devient une réalité pour ce dernier.

Pour nous aider à bien comprendre ce qui se passe, la Ligue de Défense des Conducteurs vient d’éditer une vidéo nous donnant toutes les informations nécessaires sur cette nouvelle manière de nous saigner.
Pour la regarder, cliquez ici.

La sécurité au volant : OUI !
L’observation et le contrôle de chacun à son insu : NON !


Nous sommes déjà complètement fichés dans notre vie de tous les jours, espionnés dans nos visites de sites, déplacements …. ne rajoutons pas encore une couche supplémentaire avec une punition systématique d’un dépassement de vitesse de quelques km/heure.
Peut-être pourrions-nous, comme dans les plus belles heures du maoïsme, avouer publiquement nos erreurs de conduite et nous flageller pour cette erreur.

L’advertance consiste à être vigilant(e) sur des points qui semblent a priori peu importants, mais qui ouvrent la porte au contrôle de chacun à chaque instant et l’instaure comme un mode de fonctionnement normal. Cette notion de contrôle part du postulat que nous sommes forcément en faute ou susceptible de l’être. Cela est juste insupportable et la porte ouverte à toutes les dérives !

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A propos Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
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