Les 3 composantes de l’intelligence

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Un article dans Psychomedia nous informent sur les trois composantes de l’intelligence.

A l’heure de la remise en question des critères de formation dans l’Education Nationale et de l’angoisse des parents pour l’avenir des études de leurs enfants, vivre en advertance consiste à connaître – puis à mettre en œuvre – les stratégies permettant d’y répondre.

Le quotient intellectuel (QI) (1) ne peut à lui seul représenter l’intelligence, estiment les auteurs d’une étude publiée dans la revue Neuron.
Adrian M. Owen et Adam Hampshire de l’Université de Western Ontario (Canada) ainsi que Roger Highfield du Science Museum Group (Londres) ont mené cette étude avec plus 100 000 participants, recrutés sur les sites New Scientist et Daily Telegraph, qui ont passé un série de 12 tests cognitifs mesurant les capacités de mémoire, raisonnement, attention et planification. Des images cérébrales par résonance magnétique ont aussi été prises chez 16 participants alors qu’ils passaient ces tests.
L’analyse des résultats a montré qu’au moins trois composantes distinctes sont nécessaires pour expliquer les variations de performance: la mémoire à court terme (ou mémoire de travail) (2), le raisonnement et une composante verbale.
Ce qui est appuyé par le fait que les images cérébrales montrent que ces trois composantes correspondent à des circuits distincts du cerveau.
Les résultats montrent aussi l’influence de différents facteurs sur les fonctions cérébrales. Ils montrent notamment que:
* les exercices d’entraînement du cerveau n’amélioreraient pas la performance cognitive;
* le vieillissement a un effet négatif important sur la mémoire et les capacités de raisonnement;
* les gens qui jouent régulièrement à des jeux vidéos obtiennent, en moyenne, de meilleurs résultats en ce qui concerne le raisonnement et la mémoire à court terme;
* les fumeurs performent moins bien en ce qui concerne la mémoire à court terme et les facteurs verbaux;
* les personnes anxieuses performent moins bien en ce qui concerne la mémoire à court terme.

1. Le quotient intellectuel (ou QI) est un score dérivé de tests dits d’intelligence, standardisés, qui mesurent les capacités cognitives (l’intelligence) d’une personne par rapport à son groupe d’âge.
Les tests d’intelligence actuels produisent des scores pour différents domaines (par exemple, maîtrise de la langue, pensée spatiale, etc) et un score global est calculé à partir des sous-tests.
Le score moyen dans une population est de 100. La répartition des résultats correspond à la courbe statistique dite normale (en forme de cloche).

2. La mémoire de travail est la capacité de retenir des informations à court terme, quelques secondes ou quelques minutes, pour réaliser des opérations cognitives (mentales) sur ces informations telles que signaler un numéro de téléphone et effectuer un calcul mental.
Cette mémoire à court terme permet de suivre le cours de plusieurs pensées simultanément. Imaginez, disaient les auteurs d’une étude portant sur la mémoire de travail dans le quotidien, « que vous voyez votre voisin en arrivant à la maison et convenez d’une date pour dîner. Sur votre chemin pour ajouter le rendez-vous au calendrier, vous vous arrêtez pour fermer le robinet qui goutte, nourrir le chat et ajouter le lait à votre liste d’épicerie. La capacité qui permet de ne pas oublier d’indiquer la date sur le calendrier est la mémoire de travail ».
La capacité de mémoire de travail sous-tend le raisonnement complexe.

COMMENT DEVELOPPER CETTE INTELLIGENCE ?

Un communiqué de presse du CNRS en date du 14 mai 2012 nous informe du rôle joué par les néo-neurones.

Apprentissage et mémorisation : le rôle des néo-neurones dévoilé
Des chercheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS viennent d’identifier chez la souris le rôle des néo-neurones formés par le cerveau adulte. En parvenant à les stimuler de manière sélective, les chercheurs montrent que ces néo-neurones améliorent les capacités d’apprentissage et de mémorisation de tâches difficiles. Cette nouvelle propriété des néo-neurones dans l’intégration d’informations complexes pourrait ouvrir des perspectives dans le traitement de certaines maladies neuro-dégénératives. Cette publication est en ligne sur le site de la revue Nature Neuroscience.
La découverte de nouveaux neurones formés par le cerveau adulte avait fait grand bruit en 2003. Elle mettait à mal le dogme quasi-séculaire selon lequel le nombre de neurones est défini dès la naissance, toute perte étant irréversible. Une découverte d’autant plus incroyable que la fonction de ces nouveaux neurones restait indéterminée jusqu’à aujourd’hui.

L’équipe de Pierre-Marie Lledo, chef de l’unité Perception et mémoire (Institut Pasteur/CNRS), vient de mettre en évidence, chez la souris, le rôle joué dans l’apprentissage et la mémoire par ces néo-neurones formés par le cerveau adulte. A l’aide d’un dispositif expérimental utilisant l’optogénétique mis au point par la même équipe et qui avait déjà fait l’objet d’une publication en décembre 2010, les chercheurs ont démontré que ces néo-neurones, quand ils sont stimulés par un bref flash lumineux, facilitent l’apprentissage ainsi que la mémorisation de tâches complexes. Ainsi les souris mémorisent plus rapidement les informations proposées pendant la tâche d’apprentissage et se souviennent des exercices 50 jours après l’arrêt des expérimentations. A l’inverse, les néo-neurones générés juste après la naissance de l’individu ne confèrent aucun avantage, ni pour l’apprentissage, ni pour la mémoire. Seuls les neurones produits par le cerveau adulte sont donc importants pour l’apprentissage et la mémoire.

« Cette étude démontre que l’activité de quelques neurones produits chez l’adulte peut avoir un effet important sur les processus cognitifs et le comportement. De plus, ce travail illustre, en partie, comment le cerveau assimile de nouvelles stimulations. Dans notre vie quotidienne, l’activité électrique (mimée par nos flashs lumineux) est exercée par les centres de l’attention de notre cerveau » explique Pierre-Marie Lledo qui a dirigé ce travail.

Au-delà du rôle fonctionnel qu’elle établit, cette découverte réaffirme le lien patent entre « humeur » (définie ici par un schéma particulier de stimulation) et activité cérébrale : il est établi que la curiosité, l’éveil et le plaisir favorisent la formation de néo-neurones et, grâce à eux, l’acquisition de nouvelles compétences cognitives. A l’inverse, un état dépressif se répercute sur la production de nouveaux neurones et déclenche un cercle vicieux qui entretient cet abattement. Ces résultats et les technologies d’optogénétique qui ont permis d’y parvenir pourraient se révéler très utiles pour la mise au point de protocoles thérapeutiques visant à contrer le développement des maladies neurologiques ou psychiatriques.

Je ne résiste pas au plaisir de mettre en évidence la phrase il est établi que la curiosité, l’éveil et le plaisir favorisent la formation de néo-neurones et, grâce à eux, l’acquisition de nouvelles compétences cognitives.

Avis à tous les adultes en situation de travail ou familiale … amusez-vous et ce sera bénéfique.

Quant aux enfants, un appel est lancé : stimulez leur curiosité et faites-les rire …. c’est pour la bonne cause : leur créer par advertance des néo-neurones.

Vous voulez vous amuser ensemble : regarder tout le choix sur ces sites Gigamic, Didacto, Casse-Noisettes, Interlude.

Amusez-vous !

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A propos Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
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