La tarte aux cerises : un délice ou un poison ?

Share

La tarte aux cerises : un délice ? Nos étals vont bientôt crouler sous les cerises et la salive nous vient en imaginant une délicieuse tarte aux cerises dans notre bouche.

Délice ou poison ?

A déguster ou à vomir ?

 

Mais est-ce vraiment un délice, cette tarte aux cerises ?

Claude Bourguignon, ingénieur agronome français, au vu des produits phytosanitaires employés, s’est très vite intéressé à la composition de nos sols. Bien conscient, que la valeur nutritive des aliments est fonction du sol dans lequel ils poussent,  dès le constat de la pauvreté des sols avec la disparition des lombrics, champignons et bactéries, il a alerté l’opinion publique et a même démissionné de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Avec sa femme, il a créé le LAMS (Laboratoire d’analyse microbiologique des sols).

Il existe d’ailleurs sur leur site une pétition à signer (attention, c’est une vraie pétition avec déclaration du  numéro de ses papiers d’identité) :

People4Soil: signez l’initiative citoyenne pour sauver les sols d’Europe!

pourvoyeurs de sécurité alimentaire, de préservation de la biodiversité et de régulation du changement climatique, les sols constituent l’une des ressources les plus stratégiques de l’Europe. Il est temps d’en assurer la protection sur notre continent.

Principaux objectifs: reconnaître que les sols constituent un héritage commun qui doit être protégé au niveau de l’UE dans la mesure où ils procurent des bienfaits essentiels en lien avec le bien-être de l’homme et la capacité de résistance de l’environnement; élaborer un cadre juridiquement contraignant pour répondre spécifiquement aux principaux risques qui menacent les sols, à savoir l’érosion, l’imperméabilisation, l’appauvrissement en matières organiques, la perte de biodiversité et la contamination; intégrer aux politiques de l’UE les objectifs de développement durable des Nations unies relatifs aux sols; comptabiliser correctement et réduire les émissions de gaz à effet de serre produites par les secteurs agricole et sylvicole.

Mais, gardons en tête notre tarte aux cerises. Voici ce qu’il nous en dit. Je remercie Michel Dogna de nous redonner cette alerte :

L’appétissante tarte aux cerises…  du supermarché

Vous avez certainement déjà vu passer un texte du même genre depuis plusieurs années. Mais vu ce que je continue à constater plus que jamais sur les étals, en particulier à l’occasion des fêtes, et vu la grande capacité à oublier – à la façon Shadocks – de beaucoup de monde, je n’hésite pas à resservir ce morceau de bravoure réactualisé. 

VOYONS D’ABORD LA PÂTE : 

La farine provient de grains de blé qui préalablement ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a copieusement reçu des pesticides, des hormones de synthèse, et bien sûr des engrais chimiques. Après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone, puis arrosés au lopyriphosméthyl. Ensuite la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique. Pour faire lever la pâte, la poudre levante est traitée au silicate de calcium, et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. La pate reçoit aussi de l’hydroxytoluène de butyl – un antioxydant (pour éviter le rancissement)… BEURK !

CONCERNANT LA CREME PATISSIERE :

Les œufs (qualité FR 3) proviennent d’un élevage industriel concentrationnaire où les poules confinées dans des cages métalliques sont nourries avec des granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des émulsifiants (alginate de calcium), des conservateurs (acide formique), des colorants (capsa théine) des agents liants (ignosulfate) et enfin des appétants (glutamate de sodium) pour qu’elles puissent avaler toutes ces saloperies. Elles reçoivent aussi des antibiotiques, et surtout des anticoccidiens. Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour éliminer le sucre du blanc… BEURK !

Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation pleine de produits chimiques tels que : flavophospholipol (F712), ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321), alginate de propylène-glycol (F405), acide tartrique (E334), acide propionique (F280), azotés chimiques (F801), des colorants, et enfin des appétants comme le glutamate de sodium… BEURK ! 

Les huiles, ont été  extraites par des solvants comme l’acétone,  puis raffinées par action de l’acide sulfurique suivi d’un lavage à chaud, puis neutralisées à la lessive de soude, ensuite décolorées au dioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles sont recolorées à la curcumine. 
La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400)… BEURK !

VOYONS MAINTENANT LES CERISES : 

Elles ont reçu entre 15 et 40 traitements de pesticides selon les années. Elles sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Puis, plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium,  et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
Enfin, on les enduit de sucre raffiné qui provient de betteraves ayant reçu leur dose d’engrais et de pesticides.  

Ce sucre est extrait par traitement à la chaux et à l’anhydride sulfureux, décoloré au sulfoxylate de sodium,  puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique. Enfin il est azuré au bleu anthraquinonique.
Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole. Le parfum artificiel de cerise se compose du cocktail de molécules synthétiques suivant : acétate d’éthyle– acéthyl méthylcarbinol – butyrate d’isoamyle – caproate d’éthyle – caprylate d’isoamyle – caprate d’éthyle – butyrate de terpényle – géraniol – butyrate de geranyl – acétylacetate d’éthyle – heptanoate d’éthyle – aldéhyde benzoïque – aldéhyde p-toluique (le dernier ferme la porte !)…
BEURK, BEURK, BEURK !!!

Toujours envie d’en manger ?

Pensez-y, c’est vous par vos achats qui permettez ou non à cette industrie mortifère de continuer. En advertance, le consommateur informé est le patron.

Vous pouvez quand même vous régaler. Voici une recette de tarte aux cerises et amandes sur Marmiton.

 

Vous avez trouvé cet article intéressant ? je vous remercie de le commenter et/ou de le partager sur vos réseaux sociaux
Share

À propos de Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
Ce contenu a été publié dans Alimentation, Pétitions, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *