Consultation européenne sur les OGM et l’agriculture bio

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L’Europe va consulter sur les OGM et l’agriculture bio.

Qu’est-ce qu’un OGM ?
C’est un organisme génétiquement modifié.

Pourquoi sont-ils l’objet de telles controverses ?
Dans la nature, les plantes se reproduisent toutes seules et si l’homme a, au fil du temps, pris l’habitude de faire des croisements pour améliorer les espèces, il est possible à chacun d’entre nous de se nourrir « gratuitement » à partir de semences, de plants, de boutures …
Ce n’est plus le cas avec les OGM qui doivent être achetés aux grands groupes industriels les produisant comme Monsanto ou Bayer Cropscience.

Pour les anti-OGM, les OGM présentent des risques, tant sur le plan éthique (« brevetage du vivant »), sanitaires (impact sur la santé humaine), qu’environnementaux (atteinte à la biodiversité) et économiques (perte de valeurs des cultures de l’agriculture biologique en cas de dissémination trop grande, perte de la souveraineté alimentaire

Les craintes vis-à-vis des OGM concernent l’absorption massive de ces substances sur le long terme, et si la communauté scientifique considère généralement que les dangers des OGM n’ont pas été démontrés, les tests effectués par les groupes industriels commercialisant les OGM sont en général conduits sur une courte période (90 jours). Cela ne démontre donc en rien la non-toxicité des OGM.

Que dit la réglementation ?
La réglementation européenne impose un étiquetage des aliments contenant plus de 0,9% d’OGM. Le rejet des OGM par la majorité des consommateurs a permis de limiter le nombre de ces produits étiquetés en France.
Cependant, encore beaucoup de produits sont issus d’animaux nourris avec des OGM. Ils entrent alors dans notre alimentation à notre insu.

L’Europe va consulter sur les OGM et l’agriculture bio
Article paru le 16 janvier dans Ouest-France

Le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a lancé mardi une offensive contre les OGM avec l’ouverture d’une consultation pour demander aux Européens s’ils veulent le développement d’une agriculture biologique.

Les 500 millions de consommateurs de l’UE sont invités à se prononcer sur un questionnaire mis en ligne par la Direction générale Agriculture et développement rural.

La consultation, ouverte jusqu’au 10 avril 2013, est « anonyme ».

Elle souligne que le terme biologique signifie « sans OGM », demande si cela est une raison du choix des produits biologiques, si les animaux d’élevage bio doivent être nourris avec des produits issus de l’agriculture biologique et interroge sur le rôle de l’étiquetage.

Cette consultation pose la question de la coexistence des OGM et de l’agriculture biologique, et de l’impact des nouvelles règles d’étiquetage.

« L’agriculture biologique n’utilise qu’une partie relativement limitée de la superficie agricole de l’Union européenne –environ 5 %– mais ce secteur est en pleine expansion du fait d’une demande en croissance constante », soulignent les services de Dacian Ciolos.

Relance du débat

Cette initiative devrait relancer le débat sur les autorisations de culture des OGM dans l’UE, qui sont de la compétence du commissaire chargé de la Santé et des Consommateurs.

Deux OGM seulement ont été autorisés à la culture : la pomme de terre Amflora développée par le groupe BASF et le maïs MO810 du groupe Monsanto. Mais plusieurs pays, dont la France, ont interdit la culture de ce maïs OGM sur leur territoire.

La Commission européenne pourrait donner son aval à la culture de sept autres OGM –six maïs et un soja– mais elle considère que l’état des débats au sein de l’UE ne se prête pas à une telle décision.

Le processus d’évaluation pour les demandes d’autorisation de culture et de commercialisation d’OGM se déroule en quatre temps : consultation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur les risques pour la santé, demande d’autorisation aux Etats sur la base d’un avis favorable de l’EFSA, procédure d’appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les Etats. Enfin, si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne.

A ce jour, l’EFSA n’a jamais rendu un avis négatif, et aucune majorité qualifiée n’a jamais été trouvée entre les Etats pour interdire ou autoriser un OGM.

Peut-être avez-vous déjà entendu parler des résultats des études de Gilles-Eric Seralini, chercheur en biologie moléculaire. Ce qui est intéressant chez ce chercheur, c’est qu’il s’est intéressé aux effets des OGM sur le long terme

« Les photos de ses rats aux tumeurs grosses comme des oranges ont fait le tour de la planète. Gilles-Eric Séralini a gagné. Comment ne pas être glacé d’effroi, à la vue des difformités de ces animaux sur lesquels le biologiste a testé les effets d’un régime à base de maïs transgénique et de désherbant ? Comment ne pas se persuader que « oui, les OGM sont des poisons ! », comme l’a titré le Nouvel Observateur qui avait eu la primeur de son étude parue, le 19 septembre, dans la revue Food and Chemical Toxicology ? »

« Dès 2006, il prépare, clandestinement, l’expérimentation dont les résultats affoleront l’opinion. Le scénario est digne d’un film d’espionnage. Nom de code : « In vivo ». Pendant deux ans, 200 rats seront nourris avec des croquettes de maïs transgénique NK 603 de Monsanto, traité ou non au Roundup, ou encore abreuvés avec de l’eau « enrichie » en désherbant. Un laboratoire, localisé depuis par Mediapart, sera aménagé en cachette près de Saint-Malo. Une tonne de semences génétiquement modifiées cultivées en catimini au Canada puis embarquées jusqu’au Havre. L’équipe, une petite vingtaine de collaborateurs aux tâches cloisonnées, astreinte au silence.

La suite est connue. Gilles-Eric Séralini produit un terrifiant tableau clinique : tumeurs mammaires en série, nécrose du foie, inflammations rénales, mortalité vertigineuse. Tour à tour, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, les six académies savantes françaises, le Haut Conseil des biotechnologies, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, mettent en pièces ses conclusions. La souche de rats utilisée développe spontanément des tumeurs sur le long terme. Le nombre de rongeurs enrôlés, avec des groupes témoins de dix mâles et dix femelles seulement, insuffisant pour en tirer des statistiques pertinentes.

Les chercheurs du Criigen, même quand ils ne se prononcent pas sur le fond, volent à son secours. « Le protocole expérimental n’est pas bon ? Très bien ! Cela signifie qu’il faut revoir toutes les études qui ont servi à autoriser les plantes transgéniques actuellement sur le marché, puisqu’elles ont le même protocole », dit le généticien Pierre-Henri Gouyon : même souche de rats, mêmes effectifs, mais avec des tests menés, chez Monsanto, sur 90 jours seulement. « Je ne sais pas si Séralini a raison ou tort, ajoute-t-il. Ce dont je suis sûr, c’est que pour le savoir, des études de grande ampleur et de long terme sont nécessaires. »

Le doute est inoculé. Gilles-Eric Séralini, à qui certains reprochent de travailler en solitaire, sans la caution d’un grand organisme scientifique, n’est pas seul dans son combat. Près de 200 chercheurs, « de 33 pays sur les cinq continents », insiste-t-il, lui ont envoyé des messages de soutien. Et 140 scientifiques français viennent de prendre leurs distances avec les six académies savantes, dont la position a été arrêtée « sans débat », par « un groupe d’une douzaine de personnes ». La communauté scientifique, écrivent-ils, « doit garder le souvenir d’erreurs passées, concernant l’amiante, par exemple ».

Lundi, Gilles-Eric Séralini a lancé à ses opposants : « Libre à vous d’accepter une société où un OGM n’est pas testé plus de trois mois, où un herbicide n’est pas évalué plus de quelques semaines. Moi, je ne l’accepte pas. »

Extraits d’un article de Pierre Le Hir dans Le Monde du 20 novembre 2012.

Nous allons prendre le droit de donner notre avis.
Pour participer à cette enquête, remplissez ce questionnaire
Attention : lisez bien les questions et leur sens avant de répondre (vous avez besoin de 15 minutes environ). Certaines questions vous demandent si vous voulez plus de contrôle.

C’est là que le bat blesse : tel que c’est indiqué, nous risquons de vouloir renforcer les contrôles … et ainsi nous éliminons toutes les exploitations locales pour lesquelles le coût des certifications est lourd.

Produire normalement ne devrait pas être taxé, et ce sont toutes les sociétés qui fabriquent des produits qui polluent et qui nous rendent malades qui devraient subir le point financier de tous ces contrôles. La facture devrait leur être envoyée.

Je vous propose donc, en plus de votre réponse au questionnaire, d’envoyer un
mail à cette adresse :
AGRI-ORGANIC-CONSULTATION@ec.europa.eu
pour attirer l’attention sur cette anomalie.

Envie d’en savoir plus

Il existe un site de la Commission Européenne consacré à l’agriculture biologique : Agriculture et Développement rural.

Une vidéo sur le Professeur Gilles-Eric Séralini

Une vidéo sur les OGM : allez sur le Monde Solidaire

Une vidéo sur Monsanto

sur Monsanto et les OGM au Burkina Faso pour traiter le coton 13:21
https://www.youtube.com/watch?v=yvHhnLI8PeQ

et l’incontournable Le Monde selon Monsanto 1:50, documentaire remarquable de Marie Monique Robin

Alors, à vos claviers pour remplir le questionnaire :

et puisque le questionnaire ne permet pas de donner un avis ou d’attirer l’attention sur un point particulier qui vous tient à coeur, livrez votre opinion à cette adresse
AGRI-ORGANIC-CONSULTATION@ec.europa.eu
Nous avons notre mot à dire, profitons-en.

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A propos Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
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4 réponses à Consultation européenne sur les OGM et l’agriculture bio

  1. Paul JEAN dit :

    ATTENTION DANGER !!
    « BOURRAGE DES URNES » EN VUE A LA COMMISSION EUROPEENNE
    Le questionnaire qu’elle propose dans le cadre de la « Consultation en vue du réexamen de la politique européenne relative à l’agriculture biologique » ouverte au public du 15/01/2013 au 10/04/2013 comporte un grave bug.
    Un même internaute peut soumettre et valider ses réponses autant de fois qu’il le souhaite.
    De plus, la simplicité de la conception technique du questionnaire pourrait permettre la validation de réponses de façon automatique et en nombre illimité au moyen de logiciels adaptés, à la portée d’informaticiens de bon niveau.
    Cela remet en cause la validité des conclusions de cette enquête qui devaient être utilisées par les experts chargés d’élaborer les futures nouvelles normes encadrant l’agriculture biologique.
    Ayant découvert ce bug en remplissant un deuxième questionnaire qui a été validé sans problème, (faites en l’expérience si vous en doutez !) j’ai souhaité informer un maximum de personnes autour de moi afin que chacun sache qu’il peut participer à son insu, non à un processus démocratique, mais à une fantastique entreprise de manipulation de l’opinion publique.
    Vous devez informer vos sympathisants ou adhérents de la réalité de cette situation et demander la mise en œuvre de moyens techniques pour résoudre ce problème, ou le retrait pur et simple de cette consultation qui dans sa forme actuelle est un véritable déni de démocratie.
    Ne rien faire reviendrait à valider le bourrage des urnes lors d’élections.
    Ne gardez pas cette info pour vous, faites le buzz, écrivez à vos élus, à la Commission Européenne…
    Se taire, c’est être complice.
    Paul JEAN

    Liens : Présentation du questionnaire :
    http://ec.europa.eu/agriculture/consultations/organic/2013_fr.htm
    Questionnaire :
    http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=orgagric2013&lang=fr
    Mon mail : monventoux@laposte.net

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