Alimentation des enfants

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Sur Féminin bio, lu cet article très intéressant, écrit par Audrey Etner, que je vous livre quasiment in extenso :

Nestlé, Danone et consors seraient en perte de vitesse sur le secteur de la nutrition infantile, en raison des « nouveaux comportements d’achats » des parents. Tout cela parce que nous, parents, pensons que l’allaitement et le fait-maison sont meilleurs pour nos enfants. On marche sur la tête…

Je viens de recevoir les résultats d’une étude Deloitte qui s’intitule « La nutrition infantile en quête de croissance ».
La-nutrition-infantile-2013

On y apprend que le marché français, longtemps attractif pour les industriels, est désormais en pleine mutation. Il serait même, je cite, « fragilisé par des facteurs conjoncturels et structurels » et aussi par « de nouveaux comportements d’achats ». Mince alors ! Pauvres Nestlé et Danone !

La faute à qui ? A nous voyons ! Nous parents, convaincus à 82% (source Deloitte) que le « fait-maison » répond mieux que les marques aux critères de goûts et de naturalité. Nous aussi, mamans qui choisissons l’allaitement, nous sommes désormais 2 sur 3 à préférer nourrir notre enfant au sein qu’avec du lait de vache en poudre, un phénomène étrange qui « touche de plus en plus de mères soucieuses d’initier leur bébé au bon et au sain » (source Deloitte).

Aussi, Deloitte affûte ses stratégies pour pouvoir aider les industriels à faire davantage de bénéfices, au détriment

de la santé des enfants.

« La France, premier marché de nutrition infantile » : Rassurons-nous (ou plutôt inquiétons-nous) Danone et Nestlé ont encore de beaux jours devant eux. Le marché des assiettes et biberons de nos bambins vaut encore 1,2 milliards d’euros en 2012 (en baisse de 4% tout de même). Pendant ce temps là, « des segments de niche tels que le bio tire son épingle du jeu avec une croissance de 12% en 2011 » (Source Deloitte toujours).

Malheureusement, alors que le secteur traditionnel – 1,2 milliards d’euros en 2012 – marque une baisse de 4%, le bio, lui, affiche une progression de 12 % en 2011.

Comment les industriels vont s’y prendre pour nous faire acheter toujours plus

Voici les grands défis que devront relever les industriels de l’agro-alimentaire pour nous faire acheter toujours plus, alors que nos comportements ont changé (non mais!) et qu’on est désormais classés en parent « vigilant », « pragmatique » ou « naturel ».

– Fidéliser la population des « plus de 18 mois » par une offre adéquate : rendez-vous compte, il parait que 57,4% des parents n’achètent plus de produits spécifiques pour leurs enfants passé 18 mois ! Sont fous ou quoi ? (10ème degré)
– Ajuster l’offre en insistant sur la naturalité, la fraîcheur et en valorisant toujours le côté pratique : s’ils nous prennent par les sentiments…
– Mettre en valeur les bénéfices pour l’enfant et la maman, rappeler la légitimité de l’alimentation infantile : mince, ils n’ont pas le choix. Et si la loi s’en mêle…
– Coopérer avec le corps médical, les prescripteurs et les influenceurs : c’est peut être ça le plus grave finalement. Les industriels vont encore payer des médecins influents pour faire avaler leurs salades (non bio) à nos enfants.

Ne soyons plus captifs des stratégies marketing des industriels de l’agro-alimentaire ! Parsemons nos assiettes de sobriété heureuse (merci Pierre Rabhi) !

Notre grand défi à nous, sera donc de tendre vers une alimentation naturelle et équilibrée et de la faire découvrir à nos enfants.

Comment ? En se faisant confiance et en « écoutant son enfant ». Si celui-ci ne parle pas encore, il montre des signes de préférence envers tel ou tel aliment. Suivez ses envies et les vôtres.

Cet article démontre l’importance que nous soyons des advertants.
Évidemment, si les consommateurs se mettent à réfléchir, comment vont faire les publicistes et les industriels ?
Certes, nous n’avons pas de budget publicitaire pour expliquer l’importance du bon et du sain, mais nous avons internet et ses millions de connectés pour diffuser l’information et agir par la fermeture du porte-monnaie.

N’est-ce pas l’argument le plus efficace : refuser d’acheter ?

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A propos Armelle Cadiou

Formatrice, Consultante et Coach je dispense des formations en entreprise, voir le site www.egea-formation.eu. Mes thèmes favoris sont la communication assertive, le management et le commercial.
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